Photographie
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Exposition Seydou Keïta au Grand Palais

Seydou Kaïta, portrait

Le 31 mars s’ouvrira à Paris, au Grand Palais, la première grande rétrospective du photographe  malien Seydou Keïta (1921-2001). Sa spécialité était le portrait et cette exposition s’attache à exposer une multitude d’entre eux, environ 300, pris dans les années 1950-1960.

“L’œuvre de Seydou Keïta est le reflet d’une société malienne qui aspire à une certaine modernité, influencée par l’occident, tout en affichant son identité tandis que celle-ci évolue vers l’Indépendance.”

Etant engagé comme photographe officiel du Mali à partir de 1962, l’ensemble des photographies réalisées après cette date sont conservées par l’Etat malien.

Seydou Keïta est certainement l’un des plus grands portraitistes du XXe siècle et offre un regard unique sur l’Afrique de l’Ouest, quelques années avant la fin de la Colonisation.

La technique de la photo est simple, mais ce qui faisait la différence, c’est que je savais trouver la bonne position, je ne me trompais jamais. Le visage à peine tourné, le regard vraiment important, l’emplacement des mains… J’étais capable d’embellir quelqu’un. “, Seydou Keïta, Bamako, 1995/1996 © André Magnin

Les portraits  de Seydou Keïta sont généralement de trois quarts ou en pieds. Il avait l’habitude de fournir à ses clients des habits ou des accessoires  “à la dernière mode” tels que des vêtements à l’occidentale, des montres ou même des postes radios. Le but étant pour les personnes photographiées d’apparaître sous leur plus beau atour.

Evidemment, le matériel à la disposition de Keïta était relativement limité. Généralement, il n’y avait qu’une seule prise. Les photos sont prises en noir et blanc et à la lumière naturelle. Elles sont parfois recolorées manuellement par le photographe. Le format des photographies varient entre 50×60 et 120×80.

Seydou Kaïta, portrait

Seydou Keïta, portrait

Seydou Kaïta, portrait

Seydou Keïta, portrait

La force de l’oeuvre de Seydou Keïta est qu’en plus d’une maîtrise technique réelle, c’est un témoignage unique du changement d’époque en Afrique de l’Ouest. Ses photos permettent de nous donner une vision particulièrement intéressante de ce Mali, encore appartenant à la France, mais influencé par la modernité occidentale et proche de son indépendance.

N’hésitez pas à aller voir cette exposition si vous le pouvez. Je pense réellement que ces photographies nous offrent un témoignage original du Mali de la fin des années 1950. Loin de clichés (sans jeu de mots).

Pour information, l’exposition commence le 31 mars et se terminera le 11 juillet. Toutes les informations nécessaires se trouvent ici.

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